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Les axes de recherche

Axe 1 : Aménagement et gestion durables du territoire et des ressources

Responsable : Patrick Mundler
Co-responsable : Geneviève Brisson

Les recherches entreprises dans cet axe visent à mieux comprendre les rapports contemporains sociétés / nature / territoires, leurs effets sur les dynamiques de recompositions sociospatiales et territoriales et les cadres de pensée et d’action qui les sous-tendent. Sur le plan théorique, le croisement entre l’approche du développement durable et celle du développement territorial apparaît fécond. Des réflexions conceptuelles sont ainsi avancées pour préciser les contenus de notions qui prennent place dans la littérature scientifique et les pratiques en aménagement et planification, comme le développement territorial durable, l’aménagement durable, l’écotourisme, l’urbanisme durable ou l’acceptabilité sociale. Parmi les enjeux étudiés, notons la recomposition de l’agriculture comme mode d’occupation du territoire, de plus en plus traversée par de nouvelles logiques découlant de l’encastrement des économies dans des territoires (circuits courts, services écosystémiques, paysages, relève agricole, etc.).Dans une perspective plus appliquée, les chercheurs s’intéressent aux stratégies et pratiques récentes de gestion des ressources et de planification et d'aménagement des territoires, tout en questionnant leurs potentialités et leurs limites (agendas 21, sites protégés, paysages).

 

Axe 2 : Dynamiques économiques, production et proximité

Responsable : Mathieu Charron
Co-responsable : Richard Shearmur

Dans le contexte contemporain, les stratégies de développement au Québec comme ailleurs dans le monde s’appuient sur des dispositifs de soutien à l’innovation. Au Québec, ces dispositifs prennent la forme concrète de différentes composantes territoriales reliées à la Recherche et au développement ainsi qu’à leur transfert vers les entreprises privées ou collectives, à l’incubation d’initiatives, à la planification des affaires, au financement des projets, au réseautage, aux allègements fiscaux, etc. Se pose alors la question centrale de la mise en synergie de ces mécanismes par la mise en œuvre de systèmes relationnels. Les territoires favorisent-ils l’émergence de « systèmes d’innovation » qui intègreraient ces mécanismes et composantes ? La littérature scientifique offre à cet égard un certain nombre de concepts (économies de proximité, région apprenante, effets de débordement, etc.) et de méthodes d’observation (réseaux, clusters, institutions, etc.). Leur portée sur les territoires non-métropolitains reste à éclairer, en lien avec leurs spécificités. Dans ces derniers territoires, en particulier ceux du Québec dispersés et peu densément peuplés, la proximité ne joue pas de la même manière et les systèmes d’innovation semblent moins orientés vers la création d’innovations que vers leur mise en œuvre. La mise en valeur des atouts (capital territorial ou social, compétences ou savoirs, bassins d’emplois) et des ressources naturelles permet aux entreprises et aux organismes de ces territoires d’accroître leur compétitivité pour affronter la concurrence des marchés extérieurs. Dès lors, il est opportun de mieux comprendre et déterminer : i) les processus favorisant la constitution de systèmes productifs locaux, régionaux et territoriaux ainsi que la mise sur pied de technopôles ou de complexes de production (centres d’innovation, de transfert, de réseaux, de partenariats et de conventions de proximité), et ii) les formes de régulation sociale ainsi que les mécanismes (formels et informels) de coordination contribuant au développement territorial...

 

Axe 3 : Politiques publiques et gouvernance territoriale

Responsable : Yann Fournis
Co-responsable : Diane Saint-Pierre

Les recompositions sociopolitiques induites par les stratégies des acteurs et par l’émergence des territoires comme acteurs collectifs intéressent les chercheurs regroupés autour de cet axe. Ces recompositions dépendent des compétences particulières des acteurs (société civile, secteur privé et secteur public) à coconstruire les modalités d’actions de développement que nous analyserons à quatre niveaux : i) celui des politiques publiques centrales; ii) celui des politiques publiques locales et régionales; iii) celui de la coordination des actions et des projets entre les acteurs des territoires concernés; et iv) celui de l’intégration des savoirs locaux et traditionnels dans les mécanismes de prise décision au sein des communautés territoriales, des communautés de pratiques et des communautés autochtones. Le développement territorial s’organiserait alors autour de mobilisations de compétences et de réseaux (formels et informels) d’acteurs individuels et collectifs, cherchant à promouvoir l’attractivité, la mise en valeur et la qualité de vie de leur territoire. Pour les chercheurs du CRDT, il importe de découvrir et de comprendre comment fonctionnent ces dynamiques sociopolitiques, en s’attardant notamment à la façon dont les acteurs locaux se mobilisent et se concertent pour arbitrer les intérêts, résoudre les tensions et élaborer et mettre en œuvre leurs projets de développement.

 

Axe 4 : Connaissances, modes de production, de construction et de partage

Responsable : Martin Simard
Co-responsable : Amélie Dumarcher

Cet axe de la programmation rassemble les constats issus des travaux menés au sein des trois autres axes. Il s’agit de porter un regard réflexif sur ces travaux, et donc sur la recherche du CRDT dans son ensemble), pour mieux théoriser les réflexions et résultats de recherche et ainsi clarifier la portée de divers concepts, dont celui de territoires non-métropolitains.

Cet axe de la programmation se veut transversal dans la mesure où il vise à mieux expliciter et diffuser la contribution et l’originalité du CRDT par rapport à l’approche territoriale telle qu’elle se pratique ailleurs. Cet axe mènera à des réflexions dans trois voies complémentaires : i) approfondir l’épistémologie du territoire, soit la ou les compréhension/s du territoire mise/s de l’avant dans les recherches; ii) la sociologie des connaissances produites au sein du regroupement (les conditions et les lieux de production et de diffusion); iii) une meilleure codification de nos rapports pour favoriser un rapprochement avec le monde de la pratique et saisir comment ces rapports façonnent la connaissance produite. Des efforts importants seront aussi consentis pour rejoindre divers publics potentiellement intéressés par ces connaissances et animer des activités de transfert et mobilisation des savoirs, facilitant leur insertion dans des problèmes concrets vécus par les acteurs du développement territorial.

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